Coïncidence. Alors même que je faisais allusion ici même hier soir à l'enlèvement d'Aldo moro, l'événement en question faisait son apparition à l'issue du quatrième épisode de « Romanzo Criminale – La Série », actuellement diffusé sur Canal +*.
Le livre de Giancarlo de Cataldo, déjà porté à l'écran par Michele Placido, fait en effet l'objet d'une nouvelle adaptation. La durée liée au contexte d'une série télévisée permet de mettre à l'écran bien des éléments gommés chez Placido, et d'approfondir le background des personnages, leurs relations, leur profil psychologique. Et la matière de l'½uvre est tellement dense et riche qu'elle supporte sans peine et sans générer de sentiment de longueur et d'ennui ces ajouts, voire ces digressons. Brillamment réalisée par Stefano Sollima, fils du grand Sergio, et interprétée, dotée d'une reconstitution très réaliste des années 70**, cette série a été vue en Italie comme le versant noir de « Nos Meilleures Années ». Elle est en tout cas un témoignage précieux sur une période clé pour qui veut comprendre l'Italie de la seconde moitié du XX° siècle, et mériterait une audience plus large que cette diffusion estivale sur une chaine cryptée.
Espérons qu'une édition DVD saura lui rendre justice.
*Pour une fois que je vais parler de Canal + sans les critiquer...
**Chipotons : « Albachiara », de Vasco Rossi, que Il Freddo et Roberta écoutent à la Fête Foraine, scène située chronologiquement avant celle de l'enlèvement d'Aldo Moro (16 mars 1978) apparait en fait dans un album de 1979, « Non Siamo Mica Gli Americani »...
Le livre de Giancarlo de Cataldo, déjà porté à l'écran par Michele Placido, fait en effet l'objet d'une nouvelle adaptation. La durée liée au contexte d'une série télévisée permet de mettre à l'écran bien des éléments gommés chez Placido, et d'approfondir le background des personnages, leurs relations, leur profil psychologique. Et la matière de l'½uvre est tellement dense et riche qu'elle supporte sans peine et sans générer de sentiment de longueur et d'ennui ces ajouts, voire ces digressons. Brillamment réalisée par Stefano Sollima, fils du grand Sergio, et interprétée, dotée d'une reconstitution très réaliste des années 70**, cette série a été vue en Italie comme le versant noir de « Nos Meilleures Années ». Elle est en tout cas un témoignage précieux sur une période clé pour qui veut comprendre l'Italie de la seconde moitié du XX° siècle, et mériterait une audience plus large que cette diffusion estivale sur une chaine cryptée.
Espérons qu'une édition DVD saura lui rendre justice.
*Pour une fois que je vais parler de Canal + sans les critiquer...
**Chipotons : « Albachiara », de Vasco Rossi, que Il Freddo et Roberta écoutent à la Fête Foraine, scène située chronologiquement avant celle de l'enlèvement d'Aldo Moro (16 mars 1978) apparait en fait dans un album de 1979, « Non Siamo Mica Gli Americani »...



