Merveilleux pays!

Merveilleux pays!
Je reviens d'un bref séjour en Italie. On le sait, j'ai une passion pour ce pays. Ma profonde affection s'est trouvée à nouveau justifiée par le fait que, là bas, les films de Laurel & Hardy y sont réédités en version NON colorisée.

On ferait bien de prendre exemple sur l'Italie...
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# Posté le jeudi 13 août 2009 01:43

Demasiado Corazon

Surgi en plein brouillard punkoïde, à la tete de quelques albums atypiques*, Willy Deville méritait certainement mieux comme hommage que les absurdités absconses débitées par un Bayon s'écoutant écrire que Libé a cru bon de lui consacrer ce matin.

Willy Deville, c'était une certaine idée de la classe aristocratique que seuls les vrais rockeurs peuvent atteindre, un détachement désenchanté qui touchait au c½ur et remuait ce qui se cache au plus profond de l'âme. Il était l'héritier des vrais tragédiens du rock, les Johnny Ray, les Roy Orbison, les Gene Vincent au sommet de leur pathos. Malgré sa voix de rocaille, Willy aurait pu (du ?) être un immense crooner. Il se préféra rocker mariachi, bluesman cajun, voire en un temps amoureux transi d'Edith Piaf.

Je le vis un soir de festival d'été, à Villeurbanne. Silhouette dégingandée de gitan céleste ou de pirate sans navire, Willy Deville nous régala d'un « Stand By Me » qui ne devait plus rien à Ben E. King, et tutoyait les étoiles.

Il est parti les retrouver, et le Chat Bleu nous manquera longtemps.

William Boray, 27.08.1953 – 07.08.2009

*Et vinyles, forcément vinyles.
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# Posté le samedi 08 août 2009 13:01

Mésaventures en sous sol

Mésaventures en sous sol
J'avais exprimé il y a quelques temps mes doutes quand à l'intérêt de tourner un remake des « Pirates du Métro », bon petit classique des seventies* qui n'a en rien perdu de sa saveur malgré les années accumulées. Les producteurs n'ayant pas grand-chose à faire de mon avis, le film s'est fait quand même et vient de s'échouer sur nos écrans.

Qu'en dire ? Que le thriller subtil de 1974 s'est mué en blockbuster bourrin, truffé d'effets spectaculaires là où Joseph Sargent avait privilégié une approche plus psychologiques, tant en ce qui concerne les preneurs d'otages qu'en ce qui regarde les forces de l'ordre, voire les victimes. Le résultat n'est pas déshonorant, mais on reste un peu sur sa faim, trop d'action tuant par trop la tension.

Bien sur Travolta est impressionnant en braqueur survolté, mais on est loin de la subtilité d'un Robert Shaw. Là où le Ryder 2009 recourt au hurlement et à l'hystérie, celui de 1974 terrifiait d'un simple regard. Grave erreur, par ailleurs, d'insister si lourdement sur les mobiles financiers de l'attaque du métro 123. En 74, on sentait chez Ryder, bien au-delà de l'appât du gain, un gout du défi et de l'aventure, qui faisait de lui un personnage autrement plus complexe que le trader dévoyé joué par Travolta. De même, il est dommageable qu'on ait donné à celui-ci une identité clairement établi. Le mystère qui entourait Shaw** ouvrait la porte à des perspectives autrement plus enrichissantes. On regrettera enfin que les comparses de Ryder soient réduits, dans cette version 2009, à des porteurs de mitraillettes. Ceux de la première version étaient autrement caractérisés, alors qu'ici même l'ex employé du métro, jadis joué par Martin Balsam et ici par Luis Guzman, s'avère inutile à la compréhension de l'histoire.

Quelques bons points quand même à distribuer : le personnage du négociateur d'abord hostile à Garber (Denzel Washington, très correct mais lui aussi bien moins intéressant que le Walter Matthau de 1974) et qui va en fait devenir très vite un allié et un soutien dans l'épreuve, est des plus intéressants, et finement interprété par John Turturo, et la mort de Travolta est aussi intelligemment traitée que l'était celle de Shaw.

Au final, il faut voir « The Taking of Pelham 123 » comme un très bon divertissement, qui en revanche ne peut en rien rivaliser avec son modèle des 70's. C'est déjà pas mal, ceci dit...



*A noter cependant que le film fut déjà remaké sous forme de téléfilm en 1998, avec Edward James Olmos et Vincent D'Onofrio.

**On en sait plus sur lui dans le roman originel de John Godey, mais la part de mystère sur ses motivations subsiste
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# Posté le mardi 04 août 2009 11:12

Persiste et signe

Et le générique des "400 Coups de Virginie", série télévisée dans laquelle Anicée se montrait des plus pétulantes...


(et que, honte sur moi, je n'ai jamais regardée)
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# Posté le jeudi 30 juillet 2009 15:37

Friends, again

Couillon que je suis, je n'aurai jamais pensé trouver des images de "Deux Enfants Qui S'Aiment" sur YouTube.

J'avais tort....
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# Posté le jeudi 30 juillet 2009 15:29