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Rave On, This Crazy Feeling

Comme c'était hier la Fête de la Musique, j'en ai profité pour regarder l'excellent film de Steve Rash « The Buddy Holly Story », longtemps porté disparu et qui vient de faire sa réapparition en DVD. J'ai déjà dit ici même toute l'admiration que je porte au surdoué de Lubbock, Texas, mélodiste hors pair et chanteur de très grand talent. Le film est loin d'être historiquement exact. Raconter la vie de Buddy Holly sans même citer Norman Petty peut paraitre aussi saugrenu que de parler des Beatles (grands admirateurs de Buddy) sans citer George Martin ou Brian Epstein. Il est cependant sauvé par un amour pour son sujet et un enthousiasme particulièrement communicatif. Et il bénéficie, qui plus est, d'une interprétation exceptionnelle de Gary Busey, plutôt habitué aux rôles de durs voire de psychopathes*. Totalement habité par son modèle, il parvient à faire oublier sa ressemblance plus qu'approximative pour devenir un Holly plus vrai que vrai. Lorsque, dans le magnifique final du film, il se lance dans le long medley censé être le dernier concert de Buddy Holly avant le vol fatidique du 3 février 1959, il est tout simplement extraordinaire. J'ai écrit se lance, car il convient de noter que Busey, mais aussi ses partenaires Don Stroud, lui aussi plus spécialisé dans les rôles de brutes et Charles Martin Smith, cher au c½ur des fans d' « American Graffiti »** jouent et chantent réellement les morceaux qu'on entend dans le film, ce qui est assez rare pour être mentionné. Bref, on sort du film avec une envie folle de réécouter à nouveau Buddy Holly.

Deux anecdotes concernant le film. Lors de sa première à Londres, le 6 septembre 1978, de nombreuses vedettes fans de l'artiste étaient présentes, et parmi elles Keith Moon, batteur des Who. On put voir le vieux farceur s'imbiber copieusement, comme il avait coutume de le faire, après quoi il rentra à son hôtel pour y mourir. Seconde anecdote : quelques années plus tard, un jeune étudiant lyonnais monté à Paris qui ne s'appelait pas encore JT Lancer alla voir « The Buddy Holly Story » dans une salle d'Art et Essai, et fut plus que surpris en reconnaissant dans l'homme qui lui vendit son billet le mythique Hector, le très excentrique « Chopin du Twist »***, dont on aimerait bien voir l'½uvre rééditée un de ces jours, ce qui nous donnerait enfin l'occasion de réentendre « Je Vous Déteste » ou « T'Es Pas Du Quartier ».

En l'attente de ce jour, et comme c'est de toute façon plus facile, réécoutons, encore et toujours, le seul ,vrai et unique Buddy Holly.


*Les spectateurs de « L'Arme Fatale » n'ont certainement pas oublié son terrifiant Monsieur Joshua, que Mel Gibson – Martin Riggs éliminait au terme d'un hallucinant combat nocturne.

**Où il était l'inoubliable « La Grenouille » (The Toad, en VO)

***Un homme qui arrivait à ses concerts en chaise à porteur, avec un bouchon de bidet autour du cou, ce qui vous pose un artiste...
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# Posté le lundi 22 juin 2009 16:15

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