Les Hot du Père Noël

Les Hot du Père Noël
Remarquez, dans le genre Noël très particulier, on peut aussi trouver ça, un Christmas Album enregistré par des Porno Stars, telle la toujours charmante Aurora Snow, ou les sémillantes Delilah Strong, Monique Alexander ou Hillary Scott. Un must, à écouter entre Tino Rossi et Nana Mouskouri (ou entre Bing Crosby et Dean Martin, suivant les goûts)
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# Posted on Wednesday, 23 December 2009 at 5:15 PM

Que la force soit avec Santa Claus

Que la force soit avec Santa Claus
Je parlais il y a peu du très curieux disque de Noël pondu par notre ami Dylan. Il ya encore plus bizarre dans le genre. En farfouillant sur le net, j'ai appris l'existence d'un Christmas Album thèmé Star Wars ! J'ignore totalement ce que la chose peut contenir, mais la jaquette laisse rêveur, et attise bien des envies. Si jamais l'un d'entre vous trouve (ou possède déjà) ça, qu'il me fasse signe, je suis preneur.
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# Posted on Wednesday, 23 December 2009 at 3:59 PM

Un vieil ami (pas très proche)

Un vieil ami (pas très proche)
Le grand remue ménage qui a accompagné les récents ennuis de santé de Johnny Hallyday en a certainement agacé certains. Pour ma part, bien que n'étant en rien un fan de l'icône, il fait partie de mon paysage musical depuis si longtemps (depuis ma naissance, en fait), que son sort ne peut me laisser indifférent.

En fait, depuis toujours, Johnny divise l'opinion en deux clans bien distincts. Il y a les admirateurs, inconditionnels, si souvent caricaturés parce que si souvent caricaturaux, surtout lorsqu'ils poussent la passion jusqu'au mimétisme*, et qu'il fait bon moquer entre gens de goût, ou voulus tels. En face, il y a une certaine intelligentsia auto proclamée, se complaisant à mépriser la supposée ringardise du rocker tricolore, quand elle ne va pas jusqu'à railler une soit disant stupidité dont l'homme serait affligé. Les lugubres Guignols de l'Info ont fait de cette moquerie gratuite un de leurs fonds de commerce les plus juteux, et ce pendant des années. Parfois, l'élite se pique, pour un temps, d'apprécier Johnny, et toujours pour de mauvaises raisons. Quand elle ne le fait pas au nom du second degré, cette lamentable invention des pédants censée cacher leur complexe de supériorité, ce sera parce que notre héros, s'est compromis dans un film de Godard ou de Johnny To, ce qui est, à leurs yeux, plus gratifiant que d'avoir été vu chez Sergio Corbucci**.

Pour ma part, je n'ai jamais regardé Johnny avec les yeux du second degré, ni ne me suis extasié parce qu'il était apparu dans « Détective »***. Je ne l'ai pas non plus idolâtré. Une bonne partie de son œuvre me laisse froid. Mais certaines chansons restent crochetées à ma mémoire, comme « Joue Pas de Rock'n'Roll Pour moi », ou « J'Ai Oublié De Vivre », deux titres que nous écoutions en boucle, à leur sortie, dans la R16 de l'ami Alain, merveilleux souvenir là encore. Il en est d'autres. Je l'ai même vu en concert, au Théâtre Antique de Fourvière, et ce n'était pas très bon. Du moins à mes yeux. N'empêche : déguisé en Hippie, en Hamlet, en Conan Le Barbare ou en Mad Max, voire en Ange aux Yeux de Laser, Johnny a survécu. Comme il a survécu à son album en Italien, déjà cité ici. Ou à des naufrages cinématographiques tels que « Terminus » ou « A Tout Casser »****. Il a non seulement survécu, mais a conservé, contre vents et marées, son public, son aura, et on peut même dire, maintenant, sa légende. La raillerie est chose facile, encore doit-elle être justifiée, et elle ne me semble pas l'être, en ce qui concerne Johnny Hallyday. On ne tient pas le coup cinquante ans, surtout à un tel niveau, si l'on est mauvais, ou stupide. Que les fans en fassent trop est un fait. Mais la pauvreté d'argumentation des détracteurs ne peut suffire à régler le cas Johnny. Quoi que l'on pense ou dise, l'homme a su se rendre incontournable, et devenir, plus encore rester, un géant dans le monde de la chanson française. L'aimer ou pas n'est qu'une question de goût. Le respecter en est une de bon sens.

Alors bon rétablissement, l'Idole...


*Qui n'a jamais croisé un simili sosie de Johnny, tout brushing dehors ?

**Et pourtant !

***Tout au plus ai-je été jaloux parce qu'il en a profité pour sortir avec Nathalie Baye, le veinard.

****John Berry, quand même...



# Posted on Thursday, 17 December 2009 at 2:06 PM

Incontournable

Incontournable
Si vous avez vu des films français entre 1960 et maintenant, vous avez forcément vu Dominique Zardi. Perpétuel troisième (voire douzième) couteau, il a hanté les écrans du cinoche populaire, mais aussi les bandes de Chabrol ou de Mocky, avec une constance admirable. On le sait moins, mais il était aussi écrivain, et même auteur-compositeur. On le voit chanter une de ses compositions dans la scène du banquet de « Le Boucher », un des meilleurs Chabrol des Sixties. Inoubliable aussi le duo de sbires qu'il formait avec son complice Henri Attal (1936 – 2003) dans les fameux « Fantômas » de Hunnebelle. Je sais bien que sa mort ne bouleversera personne, mais il méritait amplement qu'on lui rende hommage.


Dominique Zardi, 02.03.1930 – 14.12.2009
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# Posted on Wednesday, 16 December 2009 at 8:45 AM

Tchak Poum, Tchak Poum Tchak Poum

Tchak Poum, Tchak Poum Tchak Poum
Ceci dit, il n'y avait pas que de bonnes choses dans les Seventies. Tenez, prenez Cerrone, par exemple, actuel jury de télé – réalité et à l'époque pilier du Disco. Je suis retombé l'autre jour sur un disque dont je possédais la version vinyle, « Cerrone in Concert », enregistré à Paris en 1979. Pourquoi avais je acheté ça, je ne saurai le dire. Pourquoi l'ai-je téléchargé et réécouté, je ne le sais pas non plus. Toujours est il qu'affligeant en 79, le disque l'est encore plus en 2009. Cerrone, c'est essentiellement la batterie. Or, le style de batterie de Jean Marc Cerrone, c'est « Tchak Poum, Tchak Poum Tchak Poum » ad libitum. Sur quatre faces*, ça lasse. Même l'inévitable solo censé démontrer la virtuosité du Maestro (« Sweet Drums », waouh...) laisse songeur, quand on se remémore ce qu'un Christian Vander savait (et sait encore faire) de son instrument, sans même évoquer les mânes de Keith Moon quand il mettait le feu à la rythmique des Who. Autre chose, indéniablement, que « Tchak Poum, Tchak Poum Tchak Poum ». Bref, ce qui passait sur la piste de la Lanterna Blù ou du Faro** est, « In Concert », parfaitement indigeste. Reste là encore le témoignage d'une époque dont, bien évidemment, je ne cesserai jamais de vous entretenir. Pour le meilleur, souvent, et le pire, souvent aussi.


PS : Anecdote. Dans les années 80, Cerrone s'imagina écrivain. Il pondit un thriller intitulé « Névrose », que Gilles Béhat eut l'idée saugrenue d'adapter au cinéma sous le titre « Dancing Machine ». Ce fut probablement la chose la plus grotesque jamais tournée par Alain Delon, dont la carrière ne se remit jamais.


*Le vinyle était double.

**Mythiques discothèques de mes vacances sostegnese.

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# Posted on Monday, 14 December 2009 at 5:47 AM