Au paradis des vétérans

Au paradis des vétérans
Il y a un an et demi à peu près, je l'avais cité parmi les derniers géants. Le voilà parti à son tour, et Hollywood nous semble de plus en plus dépeuplé.

Karl Malden faisait partie de ces fabuleux seconds rôles comme le cinéma en avait alors le secret, ces seconds couteaux dont la seule présence suffisait à donner envie de voir un film. Son physique de gros nounours, et ce nez impayable, lui donnait l'épaisseur et le cachet qui le rendait crédible en simple sergent comme en général en chef des armées, ce qu'il fut en 1970 dans le « Patton » de Franklin J. Shaffner, où son Général Bradley rendait des points au George Patton oscarisé de George C. Scott. Il pouvait tout jouer, apportant à chaque personnage le poids de son humanité, y compris en jouant un pur salaud comme Tom Fitch, qui dans « Nevada Smith » (Henry Hathaway, 1966) écorchait vive la mère indienne de Steve McQueen. Et puis on ne peut oublier le Sheriff Dad Longworth flagellant longuement un Marlon Brando au sommet de son masochisme, dans le très tourmenté « One Eyed Jacks » (1961), seule réalisation de l'icône absolue de l'Actor Studio. Quand vinrent l'âge et les Seventies, Malden prit essentiellement la route des studios télés, y menant jusqu'à sa retraite (méritée) une carriere aussi intéressante qu'il en avait eu une au cinéma. Les téléspectateurs se souviendront longtemps du Lieutenant Mike Stone qui, de 1972 à 1977, arpenta « Les Rues de San Francisco » aux côtés du juvénile Michael Douglas, l'Inspecteur Steve Keller. Grand série, trop oubliée !

Salut, donc, à ce vétéran dont la silhouette n'a pas fini de nous hanter.


Mladen George Sekulovich, 22.03.1912 – 01.07.2009
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# Posté le vendredi 03 juillet 2009 13:43

So Long Charlie...

So Long Charlie...
Autre icône à nous quitter, Farrah Fawcett, star, elle, des Seventies (ça sonne déjà mieux en bouche). Qu'aurait été la demoiselle sans « Drôles de Dames » ? Une petite starlette hollywoodienne probablement sans grand avenir, certainement. Mais il y eut Charlie, qui l'engagea, et, grâce à lui un poster resté fameux et accroché ici même au mur de ce blog fut le plus Successfull Pin Up Poster de tous les temps. S'il ne devait rester que ça, ce serait déjà beaucoup...


Ferrah* Leni Fawcett, 02.02.1947 – 25.06.2009

*Le « e » n'est pas une faute de frappe.
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# Posté le vendredi 26 juin 2009 02:19

Thrilling

Thrilling
Les fameux concerts qui devaient annoncer le retour (triomphal ?) de l'auto proclamé King of Pop n'auront donc pas lieu. L'étrange Mr. Jackson s'en est allé vers un monde où il pourra peut être enfin réaliser son rêve de Peter Pan et ne plus jamais vieillir.

Je n'ai jamais été impressionné par l'artiste, assez largement surfait et beaucoup trop artificiel à mes yeux, jamais non plus fasciné par le personnage, aux excentricités lassantes et souvent pathétiques. Je ne suis pas persuadé, mais peut être me trompai-je, que son influence artistique sera si importante dans le futur que d'aucun veulent d'ores et déjà le prétendre. Il restera, selon moi, et désolé si mes propos blessent certains de mes lecteurs habituels, un épiphénomène, témoin des déplorables années 80, de leur manque absolu de goût et de retenue.

Michael Jackson, quelque part, était déjà mort. Le reste n'est que bavardage.


Michael Joseph Jackson, 29.08.1958 – 25.06.2009
# Posté le vendredi 26 juin 2009 02:08

Well I Love You Gal, I LOve You Peggy Sue

Et tant qu'à faire, voici l'original...
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# Posté le lundi 22 juin 2009 16:20
Modifié le lundi 22 juin 2009 23:49

Rave On, This Crazy Feeling

Comme c'était hier la Fête de la Musique, j'en ai profité pour regarder l'excellent film de Steve Rash « The Buddy Holly Story », longtemps porté disparu et qui vient de faire sa réapparition en DVD. J'ai déjà dit ici même toute l'admiration que je porte au surdoué de Lubbock, Texas, mélodiste hors pair et chanteur de très grand talent. Le film est loin d'être historiquement exact. Raconter la vie de Buddy Holly sans même citer Norman Petty peut paraitre aussi saugrenu que de parler des Beatles (grands admirateurs de Buddy) sans citer George Martin ou Brian Epstein. Il est cependant sauvé par un amour pour son sujet et un enthousiasme particulièrement communicatif. Et il bénéficie, qui plus est, d'une interprétation exceptionnelle de Gary Busey, plutôt habitué aux rôles de durs voire de psychopathes*. Totalement habité par son modèle, il parvient à faire oublier sa ressemblance plus qu'approximative pour devenir un Holly plus vrai que vrai. Lorsque, dans le magnifique final du film, il se lance dans le long medley censé être le dernier concert de Buddy Holly avant le vol fatidique du 3 février 1959, il est tout simplement extraordinaire. J'ai écrit se lance, car il convient de noter que Busey, mais aussi ses partenaires Don Stroud, lui aussi plus spécialisé dans les rôles de brutes et Charles Martin Smith, cher au c½ur des fans d' « American Graffiti »** jouent et chantent réellement les morceaux qu'on entend dans le film, ce qui est assez rare pour être mentionné. Bref, on sort du film avec une envie folle de réécouter à nouveau Buddy Holly.

Deux anecdotes concernant le film. Lors de sa première à Londres, le 6 septembre 1978, de nombreuses vedettes fans de l'artiste étaient présentes, et parmi elles Keith Moon, batteur des Who. On put voir le vieux farceur s'imbiber copieusement, comme il avait coutume de le faire, après quoi il rentra à son hôtel pour y mourir. Seconde anecdote : quelques années plus tard, un jeune étudiant lyonnais monté à Paris qui ne s'appelait pas encore JT Lancer alla voir « The Buddy Holly Story » dans une salle d'Art et Essai, et fut plus que surpris en reconnaissant dans l'homme qui lui vendit son billet le mythique Hector, le très excentrique « Chopin du Twist »***, dont on aimerait bien voir l'½uvre rééditée un de ces jours, ce qui nous donnerait enfin l'occasion de réentendre « Je Vous Déteste » ou « T'Es Pas Du Quartier ».

En l'attente de ce jour, et comme c'est de toute façon plus facile, réécoutons, encore et toujours, le seul ,vrai et unique Buddy Holly.


*Les spectateurs de « L'Arme Fatale » n'ont certainement pas oublié son terrifiant Monsieur Joshua, que Mel Gibson – Martin Riggs éliminait au terme d'un hallucinant combat nocturne.

**Où il était l'inoubliable « La Grenouille » (The Toad, en VO)

***Un homme qui arrivait à ses concerts en chaise à porteur, avec un bouchon de bidet autour du cou, ce qui vous pose un artiste...
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# Posté le lundi 22 juin 2009 16:15