L'ambiance était du genre « Les Vieux Sont de Sortie », hier soir au Palais des Congrès. Les rescapés des sixties et quelques vieux clous dans mon genre étaient venus pour applaudir quatre vraies légendes, à savoir Cliff Richard et ses vieux complices les Shadows. Tout ce beau monde est actuellement sur scène pour une « Final Reunion » censée célébrer cinquante ans de musique en commun. Cinquante ans, rendez vous compte. Alors, ils sont comment les ancêtres ? Qu'est ce que vous imaginez : ils sont fantastiques.
Cliff, d'abord. 69 ans, mince comme un fil, souple comme une liane. Voix et enthousiasme intacts, il habite la scène, chantant ses plus vieux tubes comme s'ils avaient été écrits la veille. A sa droite, Bruce Welch, 68, et derrière lui Brian Benett, 69, chenus mais pêchus, tricotent une rythmique infernale, de celles qui font irrésistiblement taper du pied et battre les mains. Et à sa gauche, Hank Marvin, 68 lui aussi, ses éternelles lunettes et sa legendaire Fender rouge et blanche. Cet homme, un des plus grands guitaristes de l'histoire de la Pop Music*, est là, à tirer de son instrument ce son incroyable et reconnaissable entre tous, LE son des Shadows, avec une virtuosité et un doigté tel qu'il parvient même à le sortir d'une guitare acoustique. Hank Marvin est un dieu !
Tout y passe. Le répertoire est définitivement vintage, et égrène les tubes de Cliff et les instrumentaux des Shadows. « Apache » ! Le grand frisson pour une salle de toute façon conquise. Il y en a pour deux heures, et on en voudrait deux de plus, voire trois. Tout a une fin, mais on ressort ravi**, les yeux pleins de poussière d'étoile et la tête encore pleine des sonorités magiques de la guitare d'Hank Marvin.
Hier, j'ai vu des légendes, et ces légendes sont, en plus de vrais, d'authentiques artistes. Long live the Legends.
Et comme je l'ai dit à mon compagnon de soirée : « Je vais encore surement passer pour un vieux con, mais les jeunes, hein, ils peuvent toujours s'aligner !»
*Quitte à me répéter, j'ai décidé de préférer maintenant ce terme désuet à celui, qui ne veut plus dire grand-chose, de Rock. Back to basics, fellows...
**Avec un superbe T-shirt souvenir. Oui, j'ai craqué...
Cliff, d'abord. 69 ans, mince comme un fil, souple comme une liane. Voix et enthousiasme intacts, il habite la scène, chantant ses plus vieux tubes comme s'ils avaient été écrits la veille. A sa droite, Bruce Welch, 68, et derrière lui Brian Benett, 69, chenus mais pêchus, tricotent une rythmique infernale, de celles qui font irrésistiblement taper du pied et battre les mains. Et à sa gauche, Hank Marvin, 68 lui aussi, ses éternelles lunettes et sa legendaire Fender rouge et blanche. Cet homme, un des plus grands guitaristes de l'histoire de la Pop Music*, est là, à tirer de son instrument ce son incroyable et reconnaissable entre tous, LE son des Shadows, avec une virtuosité et un doigté tel qu'il parvient même à le sortir d'une guitare acoustique. Hank Marvin est un dieu !
Tout y passe. Le répertoire est définitivement vintage, et égrène les tubes de Cliff et les instrumentaux des Shadows. « Apache » ! Le grand frisson pour une salle de toute façon conquise. Il y en a pour deux heures, et on en voudrait deux de plus, voire trois. Tout a une fin, mais on ressort ravi**, les yeux pleins de poussière d'étoile et la tête encore pleine des sonorités magiques de la guitare d'Hank Marvin.
Hier, j'ai vu des légendes, et ces légendes sont, en plus de vrais, d'authentiques artistes. Long live the Legends.
Et comme je l'ai dit à mon compagnon de soirée : « Je vais encore surement passer pour un vieux con, mais les jeunes, hein, ils peuvent toujours s'aligner !»
*Quitte à me répéter, j'ai décidé de préférer maintenant ce terme désuet à celui, qui ne veut plus dire grand-chose, de Rock. Back to basics, fellows...
**Avec un superbe T-shirt souvenir. Oui, j'ai craqué...

